Évolution du Covid-19 en Tunisie : Statistiques, prédictions et menaces

Mis à jour le 27.03.2020. Appel au confinement total, fermeture des frontières, distanciation sociale, mise en quarantaine forcée… avec 227 cas annoncés ce vendredi, la progression s'accélère pourtant. Mais pour le moment, la vitesse de propagation est importante et les prédictions inquiétantes. L’enjeu principal : la menace d’écroulement du système de santé, le faible nombre de dépistages et l’impossibilité de traiter toutes les victimes de cette pandémie inédite.
| 23 Mars 2020 | 15 minutes

Épisode 3 : Une nuit à l'hôtel

14 janvier 2011. Nedra Ben Smail, psychanalyste, annule toutes ses séances de la journée. Ce jour-là, un appel “intuitif” la pousse à se rendre sur l’avenue Habib Bourguiba, comme des milliers d’autres manifestant·es. Au moment où la police commence la répression, à coups de matraques et de gaz lacrymogène, plus d’une centaine de personnes se réfugie dans son hôtel, le Carlton, situé en face du ministère de l’Intérieur. À l’annonce du couvre-feu, elle va devoir gérer la situation, les visites de la police mais aussi ses angoisses, ses dilemmes et son rapport à la violence. Elle raconte cette soirée où elle est à la fois témoin et protagoniste de moments qui feront “effraction” dans sa vie et qui marqueront un bouleversement à la fois collectif et individuel. Récit sonore d’une nuit à l’hôtel.
| 14 Mars 2020 | 30 minutes

Tunisair et Ben Ali, un système impuni au service d’un dictateur

Sous la dictature de Zine El Abidine Ben Ali, tous les moyens sont bons pour satisfaire le président et son entourage. Entre 2008 et 2009, Tunisair est au coeur de deux transactions dont les seul·es bénéficiaires ont été la famille présidentielle. Que ce soit pour vendre des actions détenues par la compagnie à destination des proches du président ou pour acquérir un nouvel avion présidentiel dès que le chef d’État l’exige, tout le système est capable de se mettre en branle à la moindre demande. Depuis, Tunisair n’a connu que des difficultés et des pertes et la loi dite de réconciliation a permis d’enterrer ce dossier.
| 31 Janvier 2020 | 20 minutes

Épisode 2 : Vues d'en haut

14 janvier 2011. Dans ce deuxième épisode de la série, le photographe Hamideddine Bouali, vient de fêter son 50ème anniversaire lorsque son destin va basculer. Hamideddine le dit lui-même, il n'était pas militant et il avait peur, "comme la plupart des Tunisien·nes". Avant, il prenait des photos de Sidi Bou Saïd ou de la Médina, mais en ce vendredi 14 janvier, il a trouvé le courage de sortir son appareil photo "à bout portant" pour immortaliser cette journée historique, devant le ministère de l'Intérieur ou couvrir par hasard l'enterrement de Helmi, un jeune homme tué la veille. Sur les toits ou les balcons, il observe, multiplie les clichés et se libère. Depuis ce jour, le photographe se sent "faire partie du monde". Récit sonore d'images mémorables.
| 14 Février 2020 | 24 minutes

Ghassen, chef cuisinier sans travail fixe, 500 dinars par mois

Ghassen* a 43 ans. Il est chef cuisinier de formation mais n’arrive pas à trouver un emploi durable et bien payé dans son secteur. Également victime d’une escroquerie il y a six ans, il peine à stabiliser sa situation. Une vie intenable et fatigante moralement.
| 17 Janvier 2020

Alia, 24 ans, agente d’exploitation dans une société française de transport, 600 dinars par mois

Alia* a 24 ans. Depuis un an, elle travaille comme “agente d’exploitation multimodale” pour l’entreprise française Bolloré Transports & Logistics, à Tunis. Elle gagne 600 dinars par mois. Même si elle arrive à s’en sortir, Alia limite beaucoup ses dépenses personnelles et se contente du minimum.
| 06 Novembre 2019

Haroun, monteur de films, 1900 dinars par mois

Haroun* est un jeune homme timide et discret. Derrière ses trois écrans d’ordinateur, il monte des films pour le cinéma, des fictions et des documentaires. Il assiste aussi des monteurs et monteuses plus confirmé·es. À 28 ans, il parvient, avec l’ensemble de ses projets, à percevoir en moyenne 1900 dinars par mois. Mais son métier reste précaire, car les missions sont aléatoires et les paiements ne sont généralement versés qu’après des mois de travail.

| 07 Août 2019

Épisode 1 : Ben Ali hrab

14 janvier 2011. Comme des milliers de Tunisien·nes, Imed se rend au centre-ville de Tunis pour manifester contre la dictature de Ben Ali. Avec la répression policière et l’annonce du couvre-feu pour 17h, Imed se réfugie chez son ami Zein, qui habite au-dessus de L’Univers, un bar mythique de l’avenue Habib Bourguiba. La nuit tombe, les rues sont vides, quand Imed entend une voix qui déchire le silence : “Ben Ali Hrab”. Abdennaceur Laouini, avocat connu dans les milieux militants, défie les interdits et sort exprimer sa joie après la fuite du dictateur Ben Ali. Imed le rejoint, sort son téléphone et filme une vidéo qui deviendra un symbole de cette journée historique.
| 14 Janvier 2020 | 20 minutes

Pesticides en Tunisie, le cadeau empoisonné

Dans les champs tunisiens, les pesticides sont partout. Les agriculteurs·trices n’arrivent plus à se passer de ces produits chimiques pour faire pousser leurs fruits et légumes et atteindre leur rendement. Mais peu surveillés et contrôlés, ces pesticides peuvent faire courir de nombreux risques aux consommateurs·trices. En clair. 

| 22 Janvier 2020 | 15 minutes

#EnaZeda : Aymen Hacen à l'ENS, dix ans d'impunité

Avec la vague de libération de la parole initiée par le mouvement #EnaZeda depuis le mois d'octobre, des étudiantes de l’ENS Tunis dénoncent publiquement le harcèlement moral et sexuel d’un de leurs professeurs, Aymen Hacen. Le 26 décembre 2019, il a finalement été suspendu de ses fonctions par le rectorat, le temps de l’enquête. Comment a-t-il pu mener ses agissements en toute impunité alors que des femmes ont lancé l’alerte depuis plus de dix ans ? 
| 07 Janvier 2020 | 20 minutes

Signal d'alarme

Accidents mortels, corruption, harcèlement au travail et mauvaise gestion, la Société nationale des Chemins de fer tunisiens a fait l’objet de nombreux scandales ces dernières années. PDG et ministres se succèdent pendant que les cheminot·es lancent l’alerte. Signal d’alarme, une série d’enquêtes documentaires inédites sur une entreprise publique en perdition.

| 15 Février 2019
IMPLANTFILES

Dispositifs médicaux

La nouvelle enquête mondiale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) - regroupant plus de 250 journalistes à travers 36 pays - vise à lever le voile sur les failles et les dérives de l’industrie des dispositifs médicaux, dont les ressorts restent méconnus. Inkyfada s’occupe du volet tunisien de ce dossier international.

Hamrouni et Aziz, visages de travailleuse et travailleur du sexe

Hamrouni* et Aziz* exercent le même métier sans avoir les mêmes droits. Elle est travailleuse du sexe légale tandis qu’il travaille clandestinement. Entre leurs rapports à la police ou le simple regard des riverains, leurs quotidiens ne se ressemblent en rien. Reportage sonore.
| 02 Mars 2020 | 13 minutes

Chroniques d’une opération d’espionnage russe en Tunisie

Quatre employé·es de municipalités différentes, qui ne se connaissent pas, ont été condamné·es à des peines de prison ferme allant de 8 à 15 ans. Ils et elle ne s’imaginaient pas que leur vie allait basculer au moment où leurs chemins ont croisé celui de Mikhaïl Salikov et Kyamran Rasim Ogly Ragimov - dit Karim -, diplomates et espions russes. Enquête sonore.
| 06 Février 2020 | 26 minutes

#EnaZeda : Harcèlement sexuel au travail, elles témoignent

Elles travaillent dans des secteurs différents, n’ont pas le même âge et ne viennent pas du même milieu social mais elles ont toutes subi un harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Quatre femmes ont accepté de témoigner de ce qu’elles ont vécu, pour raconter la violence et l’impunité. Aujourd’hui elles parlent pour que la honte change de camp.
| 30 Décembre 2019 | 12 minutes

Révélations China Cables : Arrêter et interner en masse par algorithme, les modes opératoires de la Chine

Une nouvelle fuite de documents hautement confidentiels du gouvernement chinois a révélé l’existence de manuels opératoires visant à gérer et organiser des camps de détention de masse dans le Xinjiang. En plus de ces preuves d’internement massif, ces documents exposent les mécanismes d’un système orwellien de surveillance de masse et d’une politique de "police préventive”.

| 28 Novembre 2019 | 20 minutes
Thématique

Le drame des migrant.es

Face à la fermeture récente de la route grecque à la suite de l’accord UE-Turquie, et à celle de la frontière Maroc-Espagne depuis une décennie, la Libye reste le seul point de départ actif pour mettre le cap sur l’Europe. Mais cette route est aussi la plus dangereuse, que se passe-t-il au milieu de la Méditerranée?

Les revenantes : retourner en Tunisie après l'État islamique

Au nord de la Syrie, dans le camp Roj, des centaines de femmes sont retenu·es par les forces kurdes, depuis le recul de l’État islamique. Parmi elles, plusieurs Tunisiennes et leurs enfants. Certain·es cherchent à revenir en Tunisie, par tous les moyens.  

| 30 Août 2019 | 15 minutes

China Cables : Qui sont les Ouïghour·es et pourquoi cette détention massive ?

Pour mieux comprendre les agissements de la Chine et les conclusions de “China Cables”, ICIJ répond à quelques questions clés sur les personnes impliquées, les origines de la répression et l’importance de ces documents confidentiels. China Cables est la nouvelle enquête de ICIJ, traduite par inkyfada.

| 27 Novembre 2019 | 6 minutes

Autour du Groupe chimique de Gabès, une population sacrifiée

Dans le ciel de Gabès, la fumée toxique du Groupe chimique tunisien (GCT) se déverse en nuages dans le ciel. Chaque jour, cette pollution s’étale sur la ville et les habitant·es étouffent : depuis plusieurs années, ils et elles se mobilisent contre l’usine et sa pollution. Agricultrices, ouvriers ou activistes, ils et elles témoignent de ce calvaire.

| 12 Novembre 2019 | 10 minutes

Campagnes de nettoyage, une réappropriation de l’espace public

À Bab Dzira, au cœur de Tunis, la vieille rue de Sidi Bouchoucha est en chantier. Une partie du trottoir est complètement démolie et les trous dans la chaussée se succèdent. Mais ce dimanche 20 octobre 2019, le quartier prend un nouveau visage. Depuis le matin, des dizaines d’habitant·es sont dehors, bien décidé·es à nettoyer leurs rues. Cette initiative ponctuelle a pris une autre dimension, celle d'une forme de réappropriation de l'espace public.
| 26 Octobre 2019 | 7 minutes