Tahar, 28 ans, policier endetté, 1100 dinars par mois

| 01 Novembre 2020

Tahar est agent de sûreté. Malgré un salaire et quelques primes, il a du mal à boucler ses fins de mois et a dû contracter des crédits à la consommation. Pour lui, cette voie professionnelle s’est imposée après la révolution et par “nécessité”, car “il n’y a pas de travail dans le pays”.

Insaf, 33 ans, responsable approvisionnement dans la grande distribution, 1800 dinars par mois

| 04 Octobre 2020
Originaire de Bizerte, Insaf* a obtenu un diplôme d’ingénieure en instrumentation et maintenance industrielle à Tunis. Elle a travaillé plusieurs années comme commerciale en informatique et depuis trois ans, elle occupe un poste de cadre dans une enseigne française de grande distribution implantée dans la capitale.

Amira, comptable dans un hôtel, suspendue pendant le Covid-19, 730 dinars par mois

| 22 Août 2020
Amira*, 27 ans, est comptable dans un hôtel all-inclusive, à Djerba. Avec l’arrivée du coronavirus, tout s’est arrêté pour elle. Depuis le confinement commencé au mois de mars, jusqu’au mois d’août, elle n’a ni travaillé ni perçu son salaire. Grâce aux quelques touristes qui commencent timidement à revenir passer l’été en Tunisie, elle vient de retrouver son emploi mais sa situation reste incertaine.

Zied,‌ ‌contrôleur‌ ‌financier,‌ ‌750‌ ‌dinars‌ ‌par‌ ‌mois‌

| 24 Juillet 2020
Zied‌ ‌revit.‌ ‌En mai, après‌ ‌six‌ ‌semaines‌ ‌de‌ ‌confinement‌ ‌sanitaire,‌ ‌le‌ ‌jeune‌ ‌homme‌ retrouve‌ ‌le‌ ‌chemin‌ ‌de‌ ‌son‌ ‌café‌ ‌habituel‌ ‌pour‌ ‌un‌ ‌premier‌ ‌expresso‌ ‌déconfiné.‌ ‌‌“Une‌ renaissance !”‌,‌ ‌s’exclame-t-il.‌ ‌La‌ ‌vie‌ ‌reprend,‌ ‌le‌ ‌travail‌ ‌aussi,‌ ‌comme‌ ‌avant‌ l’épidémie.‌

Baya, le confinement en télétravail, 1100 dinars par mois

| 23 Mai 2020

D’habitude, Baya passe ses journées derrière son ordinateur dans son bureau, téléphone à la main, enchaînant les rendez-vous. Avec l’annonce du confinement pour endiguer l’épidémie du Covid-19, elle a dû passer en télétravail et en a profité pour retourner chez ses parents dans les environs de Nabeul. “Je ne voulais pas rester seule dans mon studio. Ici, je peux profiter de ma famille tout en travaillant.”

Leïla, la précarité au temps du Covid-19, 700 DT par mois

| 19 Avril 2020
Leïla* vit dans la banlieue sud de Tunis, mais travaille essentiellement à Ennasr, aux Berges du Lac et à la Soukra. Depuis l’âge de 20 ans, elle est aide ménagère, cuisinière ou nourrice selon les familles. Elle a vu grandir des enfants, accompagné des marié·es, et cuisiné les jours d’enterrement. Depuis l’annonce du confinement pour faire face à l’épidémie du Covid-19, elle a été obligée de tout arrêter.
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