Amira, comptable dans un hôtel, suspendue pendant le Covid-19, 730 dinars par mois

| 22 Août 2020
Amira*, 27 ans, est comptable dans un hôtel all-inclusive, à Djerba. Avec l’arrivée du coronavirus, tout s’est arrêté pour elle. Depuis le confinement commencé au mois de mars, jusqu’au mois d’août, elle n’a ni travaillé ni perçu son salaire. Grâce aux quelques touristes qui commencent timidement à revenir passer l’été en Tunisie, elle vient de retrouver son emploi mais sa situation reste incertaine.

Zied,‌ ‌contrôleur‌ ‌financier,‌ ‌750‌ ‌dinars‌ ‌par‌ ‌mois‌

| 24 Juillet 2020
Zied‌ ‌revit.‌ ‌En mai, après‌ ‌six‌ ‌semaines‌ ‌de‌ ‌confinement‌ ‌sanitaire,‌ ‌le‌ ‌jeune‌ ‌homme‌ retrouve‌ ‌le‌ ‌chemin‌ ‌de‌ ‌son‌ ‌café‌ ‌habituel‌ ‌pour‌ ‌un‌ ‌premier‌ ‌expresso‌ ‌déconfiné.‌ ‌‌“Une‌ renaissance !”‌,‌ ‌s’exclame-t-il.‌ ‌La‌ ‌vie‌ ‌reprend,‌ ‌le‌ ‌travail‌ ‌aussi,‌ ‌comme‌ ‌avant‌ l’épidémie.‌

Baya, le confinement en télétravail, 1100 dinars par mois

| 23 Mai 2020

D’habitude, Baya passe ses journées derrière son ordinateur dans son bureau, téléphone à la main, enchaînant les rendez-vous. Avec l’annonce du confinement pour endiguer l’épidémie du Covid-19, elle a dû passer en télétravail et en a profité pour retourner chez ses parents dans les environs de Nabeul. “Je ne voulais pas rester seule dans mon studio. Ici, je peux profiter de ma famille tout en travaillant.”

Leïla, la précarité au temps du Covid-19, 700 DT par mois

| 19 Avril 2020
Leïla* vit dans la banlieue sud de Tunis, mais travaille essentiellement à Ennasr, aux Berges du Lac et à la Soukra. Depuis l’âge de 20 ans, elle est aide ménagère, cuisinière ou nourrice selon les familles. Elle a vu grandir des enfants, accompagné des marié·es, et cuisiné les jours d’enterrement. Depuis l’annonce du confinement pour faire face à l’épidémie du Covid-19, elle a été obligée de tout arrêter.

Ghassen, chef cuisinier sans travail fixe, 500 dinars par mois

| 17 Janvier 2020
Ghassen* a 43 ans. Il est chef cuisinier de formation mais n’arrive pas à trouver un emploi durable et bien payé dans son secteur. Également victime d’une escroquerie il y a six ans, il peine à stabiliser sa situation. Une vie intenable et fatigante moralement.

Alia, 24 ans, agente d’exploitation dans une société française de transport, 600 dinars par mois

| 06 Novembre 2019
Alia* a 24 ans. Depuis un an, elle travaille comme “agente d’exploitation multimodale” pour l’entreprise française Bolloré Transports & Logistics, à Tunis. Elle gagne 600 dinars par mois. Même si elle arrive à s’en sortir, Alia limite beaucoup ses dépenses personnelles et se contente du minimum.
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