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Femmes en Sursis, de l’emprise au féminicide

Cette série raconte l’histoire de femmes victimes de violences conjugales qui, pour certaines, ont causé leur mort. C’est le cas de Refka Cherni, tuée par son mari en mai 2021 au Kef. Dans ce podcast, des proches de femmes victimes de féminicide ainsi que des femmes victimes de violences témoignent afin de remettre ces drames au cœur du débat public.
13 Décembre 2021
series Femmes en Sursis, de l’emprise au féminicide - نسا في "سرسي"، من السطوة إلى قتل النساء Cette série raconte l’histoire de femmes victimes de violences conjugales qui, pour certaines, ont causé leur mort. C’est le cas de Refka Cherni, tuée par son mari en mai 2021 au Kef. En Tunisie, il est impossible de comptabiliser les féminicides puisque les chiffres officiels n’existent pas. Ils sont traités comme des faits divers isolés alors même que le féminicide est la fin tragique d’un mécanisme d’emprise, de domination et de violences instauré par un homme dans le cadre d’une relation amoureuse ou familiale. Celui-ci peut-être le partenaire ou l’ex-partenaire quand le féminicide a lieu dans le cadre d’une relation conjugale. Lorsque la victime tente de sortir de ce cycle de violence, c’est là que l’agresseur sévit. Dans ce podcast, des proches de femmes victimes de féminicide ainsi que des femmes victimes de violences témoignent afin de remettre ces drames au cœur du débat public.

 تروي هذه السلسلة قصص نساء وقعن ضحايا العنف الزوجي الذي فتك ببعض منهن على غرار رفقة الشارني التي قتلها زوجها في ماي المنقضي بالكاف. يستحيل في تونس تعداد جرائم قتل النساء بسبب غياب الأرقام الرسمية، ويتم التعامل مع هذه الجرائم كأخبار عرضية ومعزولة على الرغم من أن قتل النساء حين يدخل في إطار علاقة زوجية هو نهاية حتمية لآليات سيطرة وهيمنة يوطّدها القرين أو القرين السابق. وعندما تحاول الضحية الفرار من دائرة العنف تلك، حينها يبطش بها المعتدي. يتناول هذا البودكاست شهادات لأقارب ضحايا قتل النساء وشهادات أخريات من ضحايا العنف بغية إعادة هذه المآسي إلى محلّها في قلب النقاش العام.
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Le dernier épisode

Traitement médiatique : la double peine des femmes victimes de violences

"Étouffons l’affaire et marions-la à son violeur” s’exclame Ala Chebbi, présentateur du talk-show Andi Mankolek. Il parle d’une mineure violée par trois membres de sa famille et tombée enceinte. Ces propos légitimant les violences faites aux femmes sont monnaie courante dans plusieurs émissions tunisiennes. Un traitement aux conséquences dramatiques sur les victimes et leurs proches.

TOUS LES ÉPISODES

Épisode 3

Souad, victime et coupable

“Je n'avais aucune intention de tuer mon mari, je voulais seulement protéger ma fille”. En 2019, Souad est condamnée à perpétuité pour avoir assassiné son époux. Ce dernier la violentait depuis des années, elle et leurs quatre enfants. La légitime défense n’a pas été retenue. À travers une lettre de Souad, écrite depuis la prison et le témoignage de ses enfants, nous allons vous raconter son histoire. 
Épisode 2

La survivante

“Ça y est, je ne pouvais plus vivre avec lui. Je me disais que s'il se comportait ainsi avec moi maintenant, demain il pourrait me tuer à coup sûr”, Amira a été victime de violences conjugales pendant 16 ans. Aujourd’hui, elle a fui avec ses enfants et a décidé de nous raconter son histoire.
Épisode 1

#Her Name is ...

“Son mari ne lui a laissé aucune chance de survivre”. Le 9 mai 2021, le mari de Refka Cherni, agent de la garde nationale, a tiré cinq fois avec son arme de service sur son épouse. La jeune femme avait porté plainte contre lui pour violences 48h avant.

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Originaire d'El Gonna à Sbeïtla, Othman Khenichi passe ses journées sur la route en travaillant comme chauffeur de taxi collectif (Louage). Avec l'apparition de la pandémie de covid-19 et la mise en place du couvre-feu qui en résulte, il a subitement perdu son emploi.

Corona vs. fleurs

Emna Belakhel, architecte d’intérieur de formation, est fleuriste à la Manouba depuis 20 ans quand elle n’est pas sur le chantier.

Corona vs. Café

La ville de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, compte environ une trentaine de cafés.Kamel Oueslati, un habitant de la ville et gérant d'un café appartenant à sa famille depuis 1985, décrit l'impact de la pandémie de Covid-19 sur son travail et celui de sa famille.

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