في مركز إعادة التأهيل، تتكشف الحكايات على شكل شظايا، بين صمتٍ ثقيل وذكرياتٍ مكسورة. نشأ براهيم وعبد الرحمن في ظل تنظيم الدولة الإسلامية، وكلٌ منهما يحمل قصة مليئة بالفقد والوعود الغامضة وصدمات لا تزال حيّة. وبينما نستمع إليهما، يظل سؤال واحد حاضرًا: كيف يمكن إعادة بناء الحياة عندما تتوقف الطفولة مبكرًا؟
Inside the rehabilitation centre, stories unfold in fragments, between heavy silences and broken memories. Brahim and Abdelrahmen grew up in the shadow of the Islamic State, each carrying a story shaped by loss, ambiguous promises and lingering trauma. Listening to them raises a persistent question: how do you rebuild a life when childhood ends too soon?
Dans le centre de réhabilitation, les récits se dévoilent par fragments, entre silences et souvenirs brisés. Brahim et Abdelrahmen ont grandi dans l’ombre de l’État islamique, chacun portant une histoire faite de pertes, de promesses ambiguës et de traumatismes encore vifs. En les écoutant, une question persiste : comment reconstruire une vie quand l’enfance s’est arrêtée trop tôt ?
Dans le cadre de nos visites continues dans les centres de réhabilitation, nous poursuivons nos rencontres avec de jeunes Tunisiens passés par ce que l’on appelle les « enfants du Califat ». Dans cet espace, des trajectoires individuelles se croisent, marquées par des années de guerre, de déplacements forcés et de ruptures familiales.
Les témoignages se construisent avec prudence : certains évoquent des pertes successives, tandis que d’autres livrent des fragments d’une enfance interrompue trop tôt. Parmi ces récits, celui de Brahim se distingue : après la disparition de sa famille, il s’est retrouvé seul et évoque des contacts avec des services de sécurité étrangers lui indiquant que sa situation juridique demeure incertaine, en l’absence de reconnaissance officielle de son retour. Abdelrahmen, lui, est arrivé à l’âge de sept ans. En l’écoutant, on comprend qu’il peine encore à saisir ce qui lui est arrivé.
Au sein du centre, les tentatives de reconstruction apparaissent comme un processus long et complexe, où les approches psychologiques se mêlent aux considérations sécuritaires et sociales. Derrière chaque récit demeure une interrogation : comment accompagner ces jeunes vers un avenir en dehors de l’expérience qui a marqué leur enfance ?
inkyfada podcast est la première plateforme entièrement dédiée aux podcasts natifs en Tunisie. Elle a été réalisée par le média inkyfada, avec le support d’inkyLab, son laboratoire de recherche et développement. Avec l’explosion des podcasts - créations sonores à la demande - à travers le monde, inkyfada s’est lancée dans l’aventure depuis 2017, lorsque l’équipe a réalisé le premier documentaire sonore en Tunisie, en plongeant au coeur de la lutte d’El Kamour, en plein désert. Depuis, inkyfada podcast réalise de nombreux documentaires, enquêtes, séries de podcasts, articles audios mis en musique et d’autres récits sur des sujets qui soulèvent des problématiques contemporaines, pour une plus grande immersion et une expérience différente. Tout en proposant des contenus originaux qui diffèrent de par le médium - exclusivement audios - l’équipe d’inkyfada podcast véhicule les valeurs et principes généraux d’inkyfada.com. Elle défend une production engagée, rigoureuse, esthétique et de qualité. En plus de l’équipe permanente, inkyfada podcast collabore étroitement avec des journalistes, artistes, illustrateur·trices, musicien·nes et autres créateur·trices de contenus, afin de diversifier son offre mais aussi de soutenir la création artistique. Ces podcasts se différencient des contenus radiophoniques traditionnels par le travail de réalisation et de montage, qui se rapproche plus des techniques cinématographiques, en plus d’être destinés au web, téléchargeables et accessibles à la demande. Les créations d’inkyfada podcast ont aussi l’originalité de proposer le sous-titrage en français, arabe et anglais de ses contenus audios, qui sont majoritairement en tunisien ou dans la langue privilégiée par les intervenant·es.