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| ÉPISODE 1

Le mythe du dinar

Dire qu’un dinar valait autrefois deux dollars n’est pas une légende urbaine : c’est une réalité chiffrée de la Tunisie des années 70. Mais derrière cette formule répétée de génération en génération se cache un malentendu économique majeur. Ce dinar fort était-il le signe d'une économie florissante, ou une illusion entretenue dans une serre de verre sous contrôle de l'État ?
09 Septembre 2026
series [{"user_id":"4649","role":"Design sonore"},{"user_id":"1408","role":"Illustrations"},[]] https://inkyfada.com/wp-content/uploads/2026/07/ep-2-myth-du-dinar.mp3 Podcast : à la paie - Episode 01 : Le mythe du dinar | بودكاست: راس الشهر - الحلقة 01 : أسطورة الدينار | Episode 01 : Le mythe du dinar | الحلقة 01 : أسطورة الدينار

القول بأن الدينار كان يساوي أكثر من دولارين في السبعينات ليس مجرد أسطورة شعبية، بل حقيقة رقمية ثبتها التاريخ. لكن خلف هذه الجملة التي يتوارثها التونسيون جيلًا بعد جيل، يختبئ سوء فهم اقتصادي كبير: هل كان الدينار القوي دليلًا على اقتصاد متين، أم مجرد وهم محميّ داخل دفيئة زجاجية تشرف عليها الدولة؟

Dire qu’un dinar valait autrefois deux dollars n’est pas une légende urbaine : c’est une réalité chiffrée de la Tunisie des années 70. Mais derrière cette formule répétée de génération en génération se cache un malentendu économique majeur. Ce dinar fort était-il le signe d'une économie florissante, ou une illusion entretenue dans une serre de verre sous contrôle de l'État ?


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Une création de
Manel Lassoued
Design sonore
Illustrations
Hathemi Smedhi

Devant le tableau électronique des cours de change d’une banque au centre-ville de Tunis, les chiffres défilent en jaune et rouge. Omar, retraité de 55 ans, regarde l’euro franchir les 3,5 dinars pendant que son fils prépare un dossier de visa. Dans cette scène du quotidien, la même phrase revient comme un refrain nostalgique : « À notre époque, le dinar valait plus de deux dollars. »

Pourtant, les chiffres, s'ils ne mentent pas, dissimulent parfois la vérité. En 1972, le taux officiel était bien de 2,38 dollars pour un dinar. Mais cette valeur ne reflétait ni la compétitivité des entreprises tunisiennes, ni une surpuissance économique. Protégé par un système de change fermé, des autorisations strictes et des allocations touristiques dérisoires, le dinar ne valait cher que parce qu'il n'avait pas le droit d'affronter le marché mondial.

De la première dévaluation imposée par le FMI en 1986 au choc post-révolutionnaire de 2011, jusqu’au décrochage violent de 2016-2018, cette serre en verre a fini par éclater sous les crises structurelles. Ce récit retrace la trajectoire du dinar tunisien : comment est-on passé d'une monnaie sous perfusion étatique à une chute libre payée cash par le pouvoir d'achat des citoyen·nes ?

Ce projet a été réalisé par le support de l'organisation Novact

À La Paie

L’économie n’est pas qu’une affaire de chiffres alambiqués, de taux d'intérêt ou de rapports du FMI. C’est avant tout une matière vivante qui s'invite à notre table, s'immisce dans nos choix de vie, nos histoires d’amour, nos désirs d'ailleurs et nos petites habitudes du quotidien. À la paie décortique les grands mécanismes économiques à travers le prisme de nos réalités les plus intimes.

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En Tunisie, la crise économique n'est plus seulement une suite de chiffres annoncés dans les journaux télévisés ou d'indicateurs publiés dans les rapports officiels. Elle s'est immiscée dans les moindres détails de notre quotidien, dans les petites décisions qui se répètent chaque matin et dans l'angoisse qui accompagne tant de Tunisiens à la fin de chaque mois.

| ÉPISODE 2

Une baguette à 200 millimes, le contrat social tunisien

La baguette à 200 millimes semble immuable. Depuis plus d'une décennie, gouvernements, constitutions, crises économiques et dévaluations se sont succédé, mais son prix est resté presque intact. Pourtant, derrière cette stabilité apparente se cache un équilibre extrêmement fragile. Car en Tunisie, le pain n'est pas seulement un aliment : il est devenu le cœur d'un contrat politique, économique et social qui coûte chaque année plusieurs milliards de dinars.

À PROPOS

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Avec l’explosion des podcasts - créations sonores à la demande - à travers le monde, inkyfada s’est lancée dans l’aventure depuis 2017, lorsque l’équipe a réalisé le premier documentaire sonore en Tunisie, en plongeant au coeur de la lutte d’El Kamour, en plein désert.
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